mercredi 5 mars 2008

J-4 : toujours à votre écoute...

Hier, 3 réunions publiques :
LAFAT (7 personnes) : on a notamment évoqué les difficultés concernant l'internet haut débit. Le secteur Lafat / Maison Feyne / Naillat a été classé prioritaire car il est effectivement très mal desservi. Les interventions techniques en cours doivent permettre une amélioration significative d'ici 2/3 mois. A SUIVRE...
SAGNAT (12 présents) : on craint, avec la mise en place d'un visioguichet à DUN, la disparition de permanences. Le contact humain est particulièrement important dans certains cas (dossiers de demande d'aide sociale,...). Les solutions à distance (visioguichets, etc... ) peuvent aussi justifier la suppression de certains services publics sur les territoires (trésorerie, etc...). Il faudra rester vigilants.
CROZANT (19 présents) : Guy Avizou, vice-président du conseil général en charge notamment des affaires culturelles et du patrimoine, nous a rejoints. Les ruines de Crozant sont le site remarquable retenu par le Conseil Régional pour la Creuse... l'assainissement, la valorisation touristique ont été largement débattus. Ici aussi comme dans certains secteurs de Colondannes ou La Celle Dunoise, on ne capte pas France 3 Limousin !!!... Le téléphone mobile passe encore mal (il faut monter en haut du bourg...)...
Dans toutes les réunions, la situation des personnes âgées est évoquée : tout le monde pense que les maisons de retraite ne suffiront pas à l'avenir à répondre aux besoins et qu'elles sont de plus bien chères par rapport au montant des retraites creusoises... souvent comprises entre 600 et 800 € par mois, voire moins malheureusement. Les Villa Famili, opération avant tout immobilière, ont été critiquées par le Conseil Général. Toutefois, le regroupement de 3 à 6 personnes dans des maisons familiales semble une bonne solution : rester près de chez soi, dans une structure à taille humaine qui ne ressemble pas à un hôpital... On souhaite que ce type de structure puisse être porté par les Offices HLM : l'objectif est aussi de proposer des solutions à moindre coût...
Pour que la famille d'accueil puisse vivre de la garde de personnes âgées, il faut avoir un agrément pour au moins 3 personnes gardées. Or, le Conseil Général, chargé de délivrer les agréments n'en donne que deux au démarrage de l'activité... C'est le même problème que pour les assistantes maternelles : il faut accepter de travailler un certain temps sans beaucoup de revenu, avant d'avoir le droit de garder plus de personnes... C'est une vraie difficulté pour trouver des personnes motivées et compétentes pour ces métiers d'avenir, si importants pour la solidarité et l'acueil sur le territoire....

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Et vous proposez QUOI ?

Cécile FORTINEAU a dit…

Il paraît en effet préférable de n'accorder qu'un ou deux agréments à une famille d'accueil de personnes âgées ou une assistante maternelle et d'attendre qu'elle fasse ses preuves... Toutefois on constate que les formations prévues par la loi tardent à venir, que les personnels chargés de gérer ces dossiers sont débordées et que les situations trainent souvent. On pourrait imaginer une aide aux familles d'accueil et assistantes maternelles qui s'installent, le temps qu'elles obtiennent le nombre d'agréments suffisants pour vivre de leur métier (3). Cette aide pourrait être assortie d'un engagement à continuer un certain nombre d'années sous peine de devoir rembourser l'aide... D'autres professions sont aidées au démarrage : exonération de charges pour les créateurs d'entreprises, subventions pour aménager des gites ou chambres d'hôtes à rembourser si on arrête l'activité avant 10 ans, etc... Pourquoi pas? il faut savoir si on veut encourager les gens à faire ces beaux métiers, qui sont difficiles notamment à cause de la responsabilité qu'ils engagent (des vies leurs sont confiées)... c'est du gagnant-*gagnant : tout le monde s'y retrouverait. Dans des territoires ruraux comme le notre, c'est un gage de solidarité (solutions pour les personnes âgées) et d'accueil/maintien de populations jeunes (assistantes maternelles). Pour les maisons type Villa Famili, j'ai l'impression que beaucoup de maires sont prêts à participer à leur financement. Pour la garde d'enfants, se pose aussi le problème des normes imposées pour le logement de l'assistante maternelle. Une solution peut être l'aménagement par la collectivité d'un logement/local adapté (nombre de chambres suffisants, sécurité,...) où pourraient travailler plusieurs assistantes maternelles (c'est le dispositif expérimental "mini-crèches"). Plusieurs avantages : rompre l'isolement des assistantes maternelles, coupure lieu de travail/lieu d'habitation, entraide mutuelle, facilitation des remplacements pour formation,... Là-aussi, je pense que des communes seraient prêtes à étudier cette solution, car il en va de la survie de l'école : un enfant de 0 à 3 ans gardé sur la commune a de fortes chances d'être scolarisé dans cette même commune, surtout si l'école ou la mini-crèche prennent le relai pour des services de garderie périscolaire ou halte-garderie (pour les jours où l'enfant est malade,...).